7.2.07

Vivre avec un trouble panique...

...C'est vivre dans la crainte. Ma peur à moi, c'est de mourir. De faire de l'angine et une crise cardiaque. Et cette peur ruine ma vie...

La première fois, c'est arrivé en novembre dernier. La veille de mon retour au travail. Ce n'est pas une coincidence, mon corps m'a tout simplement dit que c'était trop. Depuis 1 an que je vivotais avec quelques heures de sommeil par nuit, du stress accumulé, et plein de petites bibittes personnelles à régler...Je me suis retrouvée à l'urgence, en crise.

Depuis ce temps, depuis qu'on m'a dit que j'avais fait une crise de panique, j'en ai refais plusieurs. Au début, c'était espacé. Je dealais avec. J'ai commencé une psychothérapie pour essayer de m'en sortir, mais la peur, elle est toujours tapie au fond de moi: tu es grosse, tu es sédentaire, ton père est mort d'une crise cardiaque, toi aussi tu peux en faire une, tu as le profil et c'est ce qui t'attends...Petite maudite voix fatiguante...Maudite peur...Peur maudite...

Dernièrement, je me suis mise à en faire plusieurs par jour. Je pleure tout le temps. J'ai de la difficulté à dormir, je n'endure pas d'être seule, ou même seule avec les enfants parce que j'ai peur de mourir et qu'il ne sachent pas quoi faire. J'ai craqué le jour où j'ai demandé à ma mère de venir coucher chez-moi pour que je puisse enfin dormir. Ce jour-là, j'ai compris que j'avais besoin d'aide et vite.

J'ai finalement vu mon médecin de famille en urgence...et j'ai commencé les antidépresseurs. Je prends du Paxil. Ça fait 5 jours. Je suis dans le gros rush des effets secondaires. J'ai mal au coeur. Ça semble pire. Je me sens enfoncer encore plus. Mais je sais que je dois me donner un mois. Un tout petit mois pour voir les effets bénéfiques commencer à me redonner de l'espoir. Après, je pourrai commencer à travailler sur moi, à régler mes bibittes, mon désir de perfection, mon envie d'être aimée par tout le monde. Et commencer par m'aimer moi-même pour faire changement.

Et enfin chasser cette peur de mourir...Être heureuse et insouciante à nouveau. Faire des projets. Ne plus sentir cette boule monter en moi pour me torturer.

Et vivre humble. Avec la conscience que des choses comme ça, ça peut arriver. Et pas toujours à ceux qu'on soupçonne. Il y a des gens très forts qui sont parfois bien bien fragiles...

3 commentaires:

Véronique a dit...

Ca me touche beaucoup ce que tu ecris, quoique je ne sais pas reelement c'est quoi, ton histoire vient me toucher droit au coeur.

Prends soin de toi ma belle, un jour a la fois, et si tu as besoin d'aide, tu sais que nous sommes la...

Bisous !
Vero xxxx

Elisabeth a dit...

Myriam,

Je suis fière de toi, de tes démarches, d'avancer au lieu de reculer. Tu n'y verras que du bien au bout.

Ce n'est jamais facile de partir comme ça, de mettre le doigt sur le bobo, mais je crois en toi et je suis certaine que tu seras plus sereine prochainement.

Bisouilles
Eli XxX

L'Hélène a dit...

J'ai suivi le lien que tu as mis aujourd'hui sur le forum de SL. Moi aussi je fais de l'anxiété. Une chance j'ai pas fait beaucoup de crises de panique dans ma vie, c'est surtout de l'anxiété généralisée. Et encore, ça fait plusieurs mois que je vais bien! Je prends des Omega 3, ça aide, et j'ai aussi fait de l'EMDR.